Non je vous rassure je n’ai pas rendu visite à l’homme politique mort depuis 1919 mais bien l’établissement scolaire situé dans le 15ème arrondissement de Paris. Ce grand établissement comprenant un collège et un lycée était présent à la journée professionnelle des professeurs-documentalistes organisée par le CRDP de Paris au mois de février afin d’expliquer le fonctionnement de leur Intranet basé sur des NAS. Il est vrai que la présentation faite par Anne Crétois-Legrand et Xavier Guillou m’avait laissé dubitatif quand à l’utilité de ce système. Au vu de mes interrogations Mme Crétois-Legrand m’a donc proposé de venir tester le système sur place le vendredi 16 octobre.
Arrivée à 14H, je rencontre donc la professeur-documentaliste ainsi que le responsable informatique qui m’installent devant un poste du CDI du collège. De ce poste nous accédons à une page HTML qui présente toutes les rubriques (logiciels, vidéos…) qui sont ensuite classés par matière. Tout ce qui est proposé via l’intranet est mis en ligne uniquement avec l’accord de l’éditeur et certains sites sont mêmes disponibles hors-ligne. Dans chaque matière un professeur référent est nommé afin de faire remonter auprès de Mme Crétois-Legrand les nouveaux ajouts à effectuer.
Mais ce que j’avais trouvé le plus bizarre lors de la journée professionnelle était la présence de certains logiciels comme Foxit Reader. Quel est l’intérêt de le mettre à disposition sur l’intranet ? En réalité les ordinateurs sont installés avec une image de Windows où toutes les extensions sont associées directement aux logiciels présents sur le NAS. On se retrouve donc à aller chercher sur le réseau tout les logiciels dont on se sert ce qui représente un gain de temps lors du déploiement de nouveaux postes ou de logiciels et de leurs maintenances.
Mais je vois tout de même deux freins à la mise en place de ce système :
- la quantité de données qui doit transiter étant très importante, la qualité du réseau doit être parfaite. Dans le cas de Camille Sée tout marche bien car l’épine dorsale du système repose sur de la fibre optique, mais par exemple dans mon établissement je sais que le réseau ne supporterai pas.
- en cas de problème sur le NAS (même s’il a trois alimentations redondantes ou que les disques dur sont en RAID5 on n’est jamais à l’abri d’un composant qui grille) tout le parc serait « inutilisable » pendant un temps plus ou moins long. Ça n’arrive pas couramment mais ça serait dommage de planter l’établissement entier
.
La solution qu’a adoptée Camille Sée me semble très bonne car le réseau derrière est conséquent mais sans ça 400 postes qui vont chercher une application sur le NAS alors qu’il existe des goulots d’étranglements… Aïe, aïe, aïe.
En plus de permettre l’accès à toutes ces informations le NAS se charge des sauvegardes serveur. Justement très peu de choses sont gérées sur les serveurs de l’école : Amon NG de la suite Eole comme pare-feu, BCDI pour les CDI et Turbo-Self pour la cantine. Pour le reste tout est déporté : la base élève, professeur et les classes sont gérées par Sconet et STSWeb, les notes sont saisies en ligne sur Téléscol (anciennement Télénote) tandis que le site internet (sous JCMS) et GiBii sont hébergés par l’académie de Paris.
En tout cas se déplacer dans d’autres établissements permet de comparer, d’avoir des idées afin d’améliorer son informatique et de rencontrer de nouvelles personnes. Je tiens en tout cas à Remercier Anne Crétois-Legrand et Xavier Guillou pour leur gentillesse et leur disponibilité lors de ma venue.




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